La publication 2026 du Tech Diplomacy Global Institute confirme une réalité stratégique : la technologie est devenue un levier géopolitique central. Intelligence artificielle, cybersécurité, régulation des plateformes, souveraineté des données — les décisions prises aujourd’hui structurent l’architecture numérique de demain.
La liste annuelle des 50 leaders mondiaux identifie les profils qui influencent directement les politiques technologiques, les cadres réglementaires et les standards internationaux. Il ne s’agit pas uniquement d’innovateurs, mais de décideurs capables d’articuler innovation, gouvernance et diplomatie.
Tawfik Jelassi : un rôle clé à l’échelle multilatérale
Parmi les personnalités distinguées figure le Tunisien Tawfik Jelassi, Assistant Director-General for Communication and Information à l’UNESCO.
À ce poste stratégique, il pilote des dossiers structurants :
- gouvernance internationale de l’intelligence artificielle,
- cadres éthiques pour l’IA,
- liberté d’expression et régulation de l’information en ligne,
- accès universel au numérique et inclusion digitale.
Son action s’inscrit dans la mise en œuvre de référentiels internationaux qui influencent directement les politiques publiques des États membres. Dans un contexte marqué par l’essor des IA génératives et la fragmentation géopolitique du cyberespace, ce rôle devient déterminant.
L’Afrique dans la cartographie mondiale du pouvoir technologique
L’édition 2026 met également en évidence la montée en puissance du continent africain dans les débats sur la gouvernance numérique. L’Afrique n’est plus uniquement un terrain d’expansion technologique ; elle participe désormais à la définition des normes globales.
La présence de Tawfik Jelassi dans ce classement symbolise cette bascule stratégique. Elle confirme que des experts africains contribuent activement à la structuration des cadres internationaux sur l’IA, la régulation des données et la coopération numérique.
Pourquoi cette reconnaissance compte pour la Tunisie
Pour la Tunisie, cette distinction dépasse le cadre individuel. Elle renforce la crédibilité du pays dans les sphères où se discutent les standards technologiques mondiaux.
Dans l’écosystème actuel, la gouvernance technologique repose sur trois piliers :
- La capacité d’innovation.
- La maîtrise réglementaire.
- L’influence diplomatique.
La reconnaissance de Tawfik Jelassi dans la liste 2026 positionne la Tunisie dans cette troisième dimension stratégique : celle de la diplomatie technologique et de la production normative.
Une nouvelle ère pour la diplomatie technologique
À mesure que l’IA redéfinit les chaînes de valeur et que les plateformes structurent l’économie mondiale, la régulation devient un enjeu de souveraineté. Les organisations multilatérales jouent un rôle pivot pour harmoniser les standards et éviter une fragmentation excessive du cyberespace.
La sélection 2026 du Tech Diplomacy Global Institute reflète cette transformation. Elle met en lumière les profils capables d’articuler technologie, éthique et gouvernance — un triptyque devenu central dans l’économie numérique globale.


